Paul LIENART Vice Président de Nature Environnement 17 Animateur de la section Oléronaise
Ferme de l’leau 17190-ST GEORGES D’OLERON
Les historiens de l’Ile d’Oléron ne tarissent pas d’éloges pour ces bouts de fers munis d’un moteur et de quatre roues qui acheminaient dans la demi-journée le médecin ou le vétérinaire.
Prosaïquement l’économie de l’Ile d’Oléron fit un bon sans précédent avec l’arrivée du chemin de fer et du transport routier.
Le chemin de fer fut abandonné trot tôt au profit de la route. Les réseaux routiers étaient de qualité et suffisaient pour acheminer le trafic courant. L’ensablement du port de St Denis provoqua l’arrêt du trafic maritime entre La Rochelle et Oléron. Ce fut à mon sens deux erreurs stratégiques en matière de transport public des hommes et des marchandises. Le rail et le maritime nous font défaut actuellement.
La rotation des bacs, barges à fond plat, était satisfaisante et avait l’effet régulateur qui nous manque aujourd’hui. Cette rotation tenait compte des transports prioritaires, tels que carburants et produits frais. Avec la construction du pont en 1966, le désenclavement est réel. Finies les attentes au passage d’eau. Le tourisme se développe, Nous entrons à cette époque de plein emploi, dans le paradis par l’automobile. Tous les loisirs se font par elle ou pour elle, il faut reconnaître à la voiture la possibilité pour tout un chacun de découvrir son pays et ses voisins. Et vive la liberté !
Curieuse époque. Mille morts par an sur les routes, les chaînes de montage tournent à plein régime.
En 1973 premier choc pétrolier, le modèle consumériste triomphant par l’automobile perd de l’éclat, mais reste un élément de base pour le dynamisme et la régulation économique.
Mais très vite, l’île d’Oléron est victime de son succès. La circulation automobile augmente régulièrement et les infra structures ne peuvent plus répondre à un accroissement constant. Cependant, améliorer les structures existantes signifierait accroître encore le problème, et ceci à très court terme.
Cette évidence n’est contestée par personne , mais de là à prendre des mesures autoritaires pour favoriser les transports en communs, le vélo, la marche...
Des décisions de politique locale sont à prendre :
• fermeture de certains itinéraires à des heures précises,
• navettes et taxis subventionnés,
• priorité d’accès au pont pour les transports en commun afin qu’ils soient efficaces et assurent les correspondances avec le rail,
• réouverture de lignes maritimes,
• remise à l’étude d’une écotaxe.