
En une belle journée printanière, Serge SEGUIN, naturaliste chevronné investi depuis plus de 30 ans dans la défense des espaces naturels et des espèces menacées, aux côtés de NE 17, et Julien, animateur de NE 17 à Saintes, ont convié le public, ami de la nature, à venir découvrir les richesses naturelles du marais de Brouage.
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Un groupe d’une vingtaine de personnes (parmi lesquelles, des habitués des sorties organisées par NE 17) s’est constitué dès le matin près de l’église romane du XIIème siècle du village de La Gripperie-St Symphorien,connu pour la héronnière qu’abrite son bois et sa fontaine miraculeuse.

LA HERONNIERE : BRUYANTE !!!
Nous voici partis d’un pas feutré à travers le dédale enchevêtré de la héronnière !!!
Nous distinguons quelques vastes et volumineux nids au faîte des arbres et entendons surtout les cris significatifs des petits nourris par les parents. En périphérie nous observons
la silhouette caractéristique des hérons cendrés en vol : cou replié et pattes tendues,
le vol gracieux des milans noirs, compagnons intéressés des colonies de hérons pour les restes de poissons (et éventuellement les cadavres des petits tombés du nid) qu’ils y trouvent,
l’aigrette garzette, petit héron entièrement blanc aux pattes noires, pieds jaunes et long bec noir qui niche en compagnie des autres hérons
la bondrée apivore d’aspect semblable à la buse mais avec une curieuse petite tête.
Dans le même temps, le pivert et le coucou mâle, ce curieux oiseau parasite, nous font entendre leur chant bien reconnaissable. Certains d’entre nous à l’œil vif et exercé, aperçoivent furtivement le coucou.
Au retour le long d’un ru, nous remarquons de petites grenouilles agiles tout juste sorties de la métamorphose.
LE MARAIS : LIEU MAGIQUE ET PAISIBLE
Nous poursuivons maintenant notre promenade à travers le marais, refuge calme pour moultes espèces d’oiseaux nicheurs et halte de qualité pour les espèces de passage.
Là, émerveillés, nous côtoyons
le héron cendré en chasse et le héron garde bœuf qui, comme son nom l’indique, suit les troupeaux et se plaît à monter sur le dos des bêtes ou à courir près de leurs pattes pour attraper les insectes,
un héron BIHOREAU, héron replet à la calotte noire et à la face et dessous blancs,
à nouveau le milan noir le mal nommé car en réalité les adultes sont bruns et le busard des roseaux, le plus gros et le plus massif des busards,
Au niveau d’un plan d’eau nous jouissons d’un son et image enchanteur :dizaine de cygnes tuberculés (semi-domestiques) glissant sur l’eau puis envol majestueux de quelques-uns,envol également de deux spatules blanches au bec si caractéristique et chant du cygne sauvage chanteur résonnant comme une trompette.
Le cygne chanteur et la spatule blanche sont des espèces migratrices ne séjournant pas dans notre région, il est peu commun d’en observer !
LA CITADELLE DE BOUAGE : HAVRE POUR LE REGNE ANIMAL
Nous déposons armes (jumelles, longue-vue, appareils photos) et bagages pour nous restaurer (pique-nique sorti du sac) et échanger aux environs de la Cité auréolée de son glorieux passé.
Nous repartons repus et curieux à la rencontre de la fameuse citadelle réalisée au XVIIème sur l’ordre de Richelieu. Nous la contournons par l’extérieur ce qui nous permet de la contempler sous un angle inhabituel et de découvrir le monde animal qui habite dans les recoins et cavités de ses enceintes ainsi que la faune avoisinante.
Notre chemin croise celui :
de nombreux lézards de muraille et d’une rainette méridionale,
d’une bande de corbeaux freux à la face blanchâtre dénudée, d’étourneaux et de vanneaux,
d’un moineau friquet, plus petit et rural que son cousin le moineau domestique,
de faucons crécerelle, faucons communs aux ailes longues et pointues et queue effilée ;de choucas des tours,petites corneilles sociables, aux yeux bleu clair en contraste avec la face noire ; de chouettes effraie au plumage perlé. Nous constatons que certains de ces oiseaux ont établi leur aire au niveau de la muraille.
Nous avons d’ailleurs la surprise de trouver une toute jeune chouette effraie tombée au pied du trou abritant la nichée. Une opération de sauvetage est alors rapidement entreprise. A l’aide d’une corde solide, un courageux retraité descend en rappel le long du rempart et dépose avec délicatesse l’imprudent volatile dans l’anfractuosité où ont élu domicile les parents, auprès de deux autres rejetons. L’oisillon s’empresse de regagner le fond du nid pour y retrouver sécurité et chaleur familiale. L’aventure se termine bien pour lui !!
Saluons au passage le savoir-faire des intrépides bénévoles de NE 17.
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LE PORT OSTREICOLE DE BROUAGE : HAUT EN COULEUR
Nous concluons notre balade vers le port de Brouage dans l’espoir d’apercevoir la gorge bleue à miroir qui se fait de plus en plus rare en notre marais. En cheminant le long des clayères, nous la découvrons voletant de buisson en buisson : c’est un mâle au plastron bleu vif avec une tâche (miroir) blanche centrale. Le nid est caché près du sol, sous la végétation. Une bergeronnette printanière à la livrée brillamment colorée de jaune nous salue au passage et nous laisse, coquette, tout le loisir de l’observer à la longue-vue, juchée sur un frêle rameau !
MOT DE LA FIN : UN GRAND MERCI A NOS GUIDES ERUDITS DE NE 17
Nous avons passé une superbe et passionnante journée à l’écoute de la nature ! Les mordus de l’Environnement nous ont montré du doigt ce, à côté de quoi nous serions passé inattentifs et indifférents, sans leur regard averti et leur commentaire érudit. Belle sensibilisation écologique !!!! Les sorties de NE 17 constituent une approche éducative et enrichissante de la Beauté naturelle et simple, du droit à la Vie ,des valeurs qu’il est urgent de redécouvrir et de respecter.
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