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Défendons l’eau : samedi 4 septembre à Saint-Jean d’Angély

vendredi 20 août 2010, par Pierre COLLENOT

"L’eau n’est pas un bien marchand comme les autres mais un patrimoine qu’il faut protéger, défendre et traiter comme tel". (Directive cadre européenne sur l’eau du 23 octobre 2000)
Le samedi 4 septembre 2010 à Saint-Jean d’Angély, venez avec Nature-Environnement 17, des élus, et de nombreuses autres associations, défendre l’eau, notre patrimoine vital le plus précieux, aujourd’hui menacé de disparition.

L’EAU est notre patrimoine vital le plus précieux

Directive cadre européenne sur l’eau du 23 octobre 2000 : "L’eau n’est pas un bien marchand comme les autres mais un patrimoine qu’il faut protéger, défendre et traiter comme tel".

Samedi 4 septembre à partir de 10 h

Pique-nique d’information et de mobilisation aux écluses de Bernouët à Saint-Jean d’Angély (juste après le plan d’eau et le camping)

avec
- Nicole KIIL-NIELSEN, eurodéputée du Grand-Ouest
- Benoît BITEAU, Vice-président du Conseil régional, Président de la Commission agriculture
- Daniel BARRÉ, Porte-parole de l’APIEEE (Association de protection, d’information et d’étude sur l’eau et son environnement)
- François-Marie PELLERIN, Consultant ingénieur-géologue, Membre du directoire eau de France Nature Environnement

Pour celles et ceux qui voudront s’installer sur le lit principal de la Boutonne, apportez votre table, vos chaises et vos bottes. Rive ombragée, escalier d’accès à la rivière, parking de proximité. Venez nombreux et si possible vêtus de bleu !

Les écluses de Bernouët
La Boutonne en danger

Trop de retenues (de substitution) tue les réserves (en eau) ! Dans toute la région, chaque été, c’est le même constat : toutes nos rivières s’assèchent et les nappes phréatiques se vident. Dans le même temps, les coûts de dépollution pèsent toujours plus sur vos factures.

Comme l’an dernier, nous vous invitons à témoigner avec nous.

Le maïs est une plante tropicale inadaptée à nos sols et notre climat : les énormes quantités d’eau qui lui sont nécessaires sont supérieures à nos ressources et concurrencent dangereusement notre approvisionnement en eau à usage domestique. Les pesticides et nitrates utilisés dans cette culture intensive polluent les eaux des nappes et des rivières.

La construction de réserves de substitution ou "bassines" n’apporte pas de solution pour résoudre le problème de pénurie estivale. Depuis 25 ans, l’agence de l’eau Adour-Garonne (dont dépend la Boutonne) a financé 40 barrages et 1900 retenues col-linaires, pour un total de 180 millions d’euros.

Pour quel résultat ? Tous les étés, nos rivières sont moribondes. Aujourd’hui, le conseil général de Charente-Maritime a voté à l’unanimité moins 3 voix une somme de 18 millions d’euros pour de nouvelles bassines, soit 20% des sommes subventionnées.

Qui paie ? Nous tous, à travers nos impôts locaux, dont la part départementale a augmenté de 20% en 6 ans ! L’agence de l’eau Adour-Garonne en financerait 40% grâce aux redevances de nos factures d’eau… L’État compléterait à hauteur de 75% de la facture totale, là encore, à la charge du contribuable !

Ces retenues réclamées avec véhémence par une infime minorité d’agriculteurs prétendent améliorer la gestion de l’eau. Elles ne règlent en fait que la sécurisation de l’approvisionnement en eau pour une irrigation massive. Nous sommes en présence d’un groupe de pression qui remet en cause toutes les décisions de préservation et menace de ne pas respecter les restrictions.

L’intérêt général n’est pas respecté : plus d’eau dans nos rivières, c’est la fin de toute forme de vie aquatique, animale et végétale, avec des conséquences dramatiques pour la pêche, le tourisme, le canoë, la baignade…

Les pouvoirs publics actuels cèdent à cette pression : le Préfet de Région vient de reporter à 2017 l’application de la directive cadre européenne qui oblige les États à la "reconquête du bon état écologique de l’ensemble des masses d’eau" d’ici 2015. Là encore, les pénalités dues à l’Europe pour manquement à cette directive seront à la charge des contribuables.

Refusons que l’argent public profite aux intérêts privés d’une minorité. Défendons une agriculture préservant notre environnement notre santé et nos emplois.

SOS Rivières et Environnement - Nature Environnement 17 - AIE 17 Renseignements : 06.71.49.35.26 / 05.46.26.38.65 / 05.46.59.27.67

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