Enquête Alyte accoucheur

Alyte accoucheur

L’Alyte accoucheur fait actuellement l’objet d’une enquête régionale en Poitou-Charentes. Celle-ci est basée sur des inventaires participatifs dans les 4 départements durant la période de reproduction de l’espèce (avril à juin) et elle est coordonnée par Poitou-Charentes Nature. En Charente-Maritime, Nature Environnement 17 coordonnera ces inventaires avec la participation technique de la Ligue pour la Protection des Oiseaux.

La méthodologie, très simple et peu chronophage, consiste à réaliser 3 points d’écoute nocturnes printaniers de 5 minutes (1 en avril, 1 en mai et 1 en juin) à proximité de milieux de reproduction potentiels ou avérés et à vérifier la présence de gros têtards lorsque le milieu aquatique est accessible (difficile à mettre en œuvre lorsque les sites sont sur une propriété privée). Ces derniers peuvent être choisis pour différentes raisons :

  • il existe au moins une donnée de reproduction de l’espèce sur la station retenue depuis 2005 : présence de têtards dans l’eau ou contact de mâles à proximité immédiate d’un milieu de reproduction favorable (site de reproduction avéré),

  • au moins un Alyte a été entendu à moins de 500 mètres d’un milieu de reproduction favorable depuis 2005 (site de reproduction probable),

  • il existe une ou plusieurs données antérieures à 2005 d’Alyte à proximité du milieu de reproduction (site de reproduction à confirmer),

  • le milieu aquatique et son environnement immédiat paraissent favorables à l’espèce, bien qu’aucune donnée n’ait été recensée depuis 2005 (site de reproduction pressenti).

L’objectif de la démarche est bien sûr d’affiner nos connaissances départementales, mais aussi de pouvoir suivre sur le long terme au moins :

  • 25 sites de reproduction avérés et/ou probables,

  • 25 sites de reproduction à confirmer et/ou pressentis.

Grâce à vos contributions sur www.faune-charente-maritime.org, une carte d’état des connaissances a pu voir le jour. Elle permettra de vous guider dans le choix des sites à suivre. Par ailleurs, nous vous proposons de vérifier la présence de l’Alyte dans les lavoirs du département, qui peuvent être des milieux de reproduction favorables. Une cartographie non exhaustive des lavoirs de Charente-Maritime est également téléchargeable ici.

Si vous connaissez des secteurs favorables ou occupés par ce crapaud sympathique, nous vous invitons donc à prendre part à cette démarche après avoir téléchargé la méthodologie et la fiche de terrain à renseigner pour chaque site suivi en 2015. Vous pourrez également préférer une saisie de vos observations en ligne sur un portail de saisie spécifique, bientôt hébergé sur le site de Poitou-Charentes Nature. Notons que l’intégralité des données saisies sur ce portail sera automatiquement importée sur www.faune-charente-maritime.org.

Enfin, une présentation détaillée de l’espèce et du programme dont elle fait l’objet est téléchargeable ici.

Attention : le chant de l’Alyte accoucheur rappelle celui du Hibou petit-duc, présent surtout le long de la côte de charentaise :

Pour tout renseignement complémentaire (précisions géographiques des stations notamment), merci de contacter Olivier Roques (NE17) au 06 72 40 39 24 ou par mail : olivier.roques(at)nature-environnement17.org

Fiche_de terrain_suivi_Alytes_17

Méthodologie_suivi_Alytes_17

Carte d’état des connaissances

Carte des lavoirs

Présentation Alyte_17

Plan National d’Actions en faveur des Maculinea

Les Papillons de jour du genre Maculinea bénéficient depuis 2010 d’un Plan National d’Actions. Ce dernier, décliné dans 21 régions métropolitaines, doit permettre :

  • d’acquérir des données quantitatives sur l’état de conservation des populations,

  • d’améliorer l’état de conservation des espèces et de leur habitat en France.

En Charente-Maritime, des campagnes de terrain, réalisées sur les stations de plantes hôtes (respectivement Sanguisorba officinalis et Gentiana pneumonanthe), ont malheureusement permis de constater l’absence de Maculinea telejus et Maculinea alcon. Des analyses de base de données ont permis de hiérarchiser les priorités spatiales pour la gestion conservatoire des métépopulations de Maculinea arion.


Azuré du serpolet © NE 17
Azuré du serpolet © NE 17

Travail financé par la DREAL Poitou-Charentes

Salarié référent : Olivier Roques

Observatoire du patrimoine naturel du Marais Poitevin

Les objectifs de l’Observatoire du Patrimoine Naturel (OPN) et ses différents pôles, définis lors de leur création en 2004 sont les suivants :

  • produire des éléments fiables de connaissance et de suivi des populations,

  • mesurer à l’aide d’indicateurs de la fonctionnalité des habitats,

  • jouer un rôle d’alerte pour la définition des programmes de protection des espèces.

Pour répondre à ces objectifs, il a été décidé de suivre l’ensemble du cortège des Lépidoptères Rhopalocères (papillons de jour) sur des stations témoins. 45 stations ont ainsi été retenues en fonction de leur typologie afin que chaque milieu ouvert caractéristique du Marais Poitevin soit représenté (marais desséché / marais mouillé, marais doux / marais saumâtre…). Ces stations, suivies tous les 4 ans, ont fait l’objet d’un premier inventaire en 2010.

Des transects d’un kilomètre en moyenne sont parcourus à raison de 4 passages entre mai et août afin d’inventorier et de quantifier les espèces de papillons présentes.

En 2013, Nature Environnement 17 a eu en charge le suivi de 7 transects situés en Charente-Maritime et en Vendée.

Ce travail est donc la deuxième phase de ce suivi et aura pour but d’analyser les données 2010 et de faire un premier bilan de l’évolution inter-sites et inter-annuelles avec les données de 2013.

Cuivré des marais © NE 17

Toujours dans le même cadre d’étude, nous effectuons un suivi des populations de Chiroptères. Son objectif est d’améliorer nos connaissances sur les espèces présentes dans le Marais Poitevin (localisation de nouvelles colonie / suivi des colonies déjà identifiées), afin d’orienter les actions de protection.

Les différentes méthodes d’échantillonnage utilisées (radiopistage, enquête auprès des particuliers, visites des bâtiments publics et des ouvrages d’art, détection ultrasonore, etc…), n’ont permis de révéler, malgré une grande richesse spécifique (19 des 26 espèces de la région sont présentes dans le Marais Poitevin), qu’une densité de peuplement assez faible. Ce résultat peut s’expliquer, au moins en partie, par une carence en gîtes et/ou une altération possible des milieux. Il doit conduire à la mise en œuvre d’actions de conservation indispensables à l’amélioration du statut des chauves-souris du Marais Poitevin.

Grand rhinolophe © NE 17

Projet financé par le Syndicat Mixte du Parc Interrégional du Marais Poitevin via l’Établissement Public du Marais Poitevin

Salariés référents : Maxime Leuchtmann et Olivier Roques